Etudes  des désordres structurels de la Tour Perret :                             le diagnostic

2004, l'État commande une étude préalable en vue de la restauration de la Tour, conduite par Alain Tillier, Architecte ACMH.

2012, la Ville de Grenoble commande une étude complémentaire, confiée à Benjamin Mouton, Architecte ACMH.

2016, Le conseil municipal de la Ville de Grenoble décide de lancer la perspective de la restauration et de la mise en valeur de la Tour Perret.

ACMH : Architecte en Chef des Monuments Historiques

En séance du 20 janvier 2003 le conseil municipal délibère sur une convention (délibération 11-C031) intitulée : "Subvention pour engager une étude préalable en vue de la restauration et de l'aménagement de la Tour Perret". Le texte de la délibération précise : "Compte-tenu de son état, de sa valeur architecturale et patrimoniale, de sa situation privilégiée sur le parcours patrimonial, de l'intérêt de sa réouverture au public pour les points de vue uniques qu'elle offre[...]. L'étude préalable comprendra des diagnostics, des faisabilités d'aménagements, des préconisations techniques de restauration et des estimations de coûts" .Il est précisé que l'étude élaborera un plan de financement de la réhabilitation en sollicitant les partenaires publics et privés. Conduite par Alain Tellier architecte ACMT elle est estimée à 46 000 €uros, financée en partie par le Ministère de la Culture et le Conservatoire des Monuments Historiques. Le dossier préalable est approuvé en avril 2005 par la DRAC Rhône Alpes (Direction Régionale des Affaires Culturelles)

En séance du 22 février 2010 le conseil municipal délibère sur une convention (délibération 12-C012) intitulée : "approbation de l'étude préalable et d'une commande d'études complémentaires".

Le rapport de LERM (Laboratoire d'Études et de Recherches sur Matériaux) issu de l'étude préalable, souligne les altérations du béton et la corrosion des armatures. Le bureau de contrôle VERITAS, confirme la stabilité initiale de la structure. Il émet des réserves quant à la perte de résistance résultant des dégradations. La rupture des armatures horizontales (étriers) rompues par la corrosion peut présenter, sur la partie supérieure de la Tour, un risque de fracturation de l'ouvrage lors d'un séisme. L'architecte Alain Tellier confirme la nécessité d'une analyse structurelle préalable de la Tour, et conseille une étude d'analyse structurelle et physico-chimique. Elle sera confiée à Benjamin Mouton architecte ACMH, assisté du bureau de contrôle Véritas-Oxane et du LERM. L'étude complémentaire confirme et complète les conclusions générales de l'étude 2005 d'Alain Tillier, et précise les différentes pathologies affectant les bétons. Elle identifie des phénomènes d'altération de l'édifice sous forme de fissuration, de faïençage et d'épaufrures du béton, de mise à nu des armatures présentant des signes de corrosion. Les dégradations sont principalement concentrées sur la face extérieure de l'ouvrage, et globalement plus importantes en partie basse de la Tour qu'en partie haute. Les zones les plus dégradées sont localisées selon une orientation "Est-Sud-Ouest" (facteur d'ensoleillement, effets de dilatation). Elles sont plus importantes côté Est et plus nombreuses côté Ouest. La corrosion des armatures principales est ralentie par la présence d'une couche de protection naturelle. Les étriers de section plus faible sont rompus L' intérieur de la Tour est très peu dégradé, ainsi que les claustras, en raison de leur préfabrication en atelier. La stratégie de conservation proposée, au rapport final, pour une restauration des bétons et armatures dans leurs dispositions de 1925 se décline en 5 points :

 - Interventions de purge et de sécurité en attente des interventions de restauration

 - Nettoyage des parements, afin de supprimer les dépôts divers recouvrant les bétons

 - Purge des bétons

 - Intervention sur les armatures - passivation, inhibiteur de corrosion

 - Intervention sur les bétons existants - re alcalinisation, hydrofuges, coulage de nouveaux bétons.

En séance du 7 novembre 2016 le conseil municipal délibère sur une convention (délibération N° 7) intitulée : "Projet de restauration de la Tour Perret. Méthode et création des instances d'accompagnement du projet". Le texte de délibération précise quant à la méthodologie du projet : "Afin de garantir la réussite de cette opération la Ville a besoin de nombreux partenaires financiers publics et privés […] Le projet d'ensemble comportera trois volets: - Financier […] - Touristique et culture […] - Technique et architectural […] Le projet s'appuiera sur plusieurs instances : - Comité de pilotage (interne/externe) […] – Comité de suivie (interne) […] – Comité d'experts (interne/externe) en 3 groupes (Technique, culturel et événementiel, partenaires financiers) […]. Ainsi qu'une mission AMO (Aide à la Maîtrise d'Ouvrage).

Après délibération le conseil municipal à décidé "de lancer la perspective de la restauration et de la mise en valeur de la Tour Perret". Les instances d'accompagnement du projet ont été désignées et mises en place, aboutissant à la réalisation d'un chantier-test ayant permis de définir, à l'automne 2021, les procédés de restauration de la Tour, lesquels doivent maintenant être examinés par les instances patrimoniales au regard de la "Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites historiques".

                                                                       ETPG Décembre 2021

Archives Municipales et Métropolitaines de Grenoble :

Délibération du 11-C031 du 20 janvier 2003 - cote 2757 W 29

Délibération du 12-C012 du 22 février 2010 - cote 3003.W.59

Délibération du n°  du 7 du 7 novembre 2016 - cote 3218.W.400